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Pompe à chaleur

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B&H - Chambre Claire

La pompe à chaleur (PAC) est une technologie qui permet de puiser des calories dans le milieu ambiant (l'eau, l'air, le sol) à basse température (-10 °C à 10 °C) et de les rejeter à une plus haute température (25 °C à 45 °C) dans le système de chauffage auquel elles sont reliées, réfrigérateurs, mais à l’envers.

Un liquide réfrigérant comprimé extrait, via une sonde, la chaleur du sol, de la nappe phréatique ou de l’air. Le liquide passe ensuite par un condensateur où il est décomprimé et il restitue ensuite la chaleur accumulée dans la maison via l'installation de chauffage central.

On privilégie à cet effet des systèmes qui fonctionnent bien à basse température, comme les chauffages de sol ou muraux. On peut aussi y raccorder des conduites d'air, radiateurs ou convecteurs, à condition de bien les dimensionner faute de quoi le système devra être complété d'une chaudière de chauffage central classique.

La pompe à chaleur se distingue des systèmes de chauffage traditionnels par sa faible consommation d'énergie, mais ce n’est en aucun cas une source d’énergie renouvelable dans la mesure ou elle consomme de l’électricité.

, laquelle pour être produite génère de la pollution », rappelle Thierry Ala, des Guichets de l’Energie de Namur. « Ceci étant, l’utilisation d’une pompe à chaleur ne consomme que peu d’électricité et permet de diversifier les sources d’énergie utilisées, c’est pourquoi elle fait l’objet d’une prime de la Région wallonne », précise-t-il encore.

L'efficacité d'une pompe à chaleur est donnée par son coefficient de performance (COP), qui traduit le rapport entre la quantité d'énergie utilisée pour la faire fonctionner (de l'électricité) et la quantité d'énergie qu'elle délivre. Pour considérer une pompe à chaleur comme efficace, en particulier d'un point de vue environnemental, la valeur du COP moyen sur la saison de chauffe doit être au moins égale à 3. Autrement dit, pour 1 kWh d'électricité consommée, la PAC doit fournir 3 kWh de chaleur. « Il convient toutefois d’être attentifs, certains fabricants ou installateurs donnant des COP fantaisistes, ce qui a conduit la Région wallonne à exiger que les COP données par le fabricant soient contrôlés par un laboratoire indépendant », souligne Olivier Braekers, directeur chez Masser, l’une des plus anciennes sociétés belges à écumer le créneau de la pompe à chaleur. Aucune exigence, en revanche, concernant les installateurs alors que le soin apporté au dimensionnement et à la mise en oeuvre sont déterminants pour la performance d'une PAC.

Comme un frigo qui chaufferait vu le prix d’une telle installation, (environ 75 euros par m² chauffé + les travaux de mise en oeuvre, selon Olivier Braekers, soit un investissement de 20 à 40% supérieur à celui d’une installation classique), les pompes à chaleur trouve surtout leur place dans le contexte de la construction neuve ou d’une rénovation lourde. « Par ailleurs, comme ce type d’installation nécessite un espace relativement important à l’extérieur, les pompes à chaleur ont du mal à s’implanter en milieu urbain », précise Olivier Braekers. Si l’on en croit les fabricants, ce système aurait le vent en poupe depuis le début de la crise pétrolière. Assertion confirmée par Thierry Ala qui reçoit de plus en plus de demandes d’information à ce sujet. « Mais je préviens toujours les personnes intéressées que cette installation n’est véritablement rentable que pour les habitations dont les besoins en énergie sont très faibles, c’est-à-dire pour les maisons parfaitement isolées et destinées à être pourvues d’un chauffage par le sol ».