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Directive « PEB » : une chance à saisir

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Arch - Patrick David - photo - C. Dethier B&H-Chambre Claire P. Lechien

Avec l’entrée en vigueur de la directive européenne 2002/91/CE relative à la performance énergétique des bâtiments qui sera normalement d’application en Wallonie et à Bruxelles en septembre 2008, les bâtiments neufs (maisons individuelles, logements groupés, immeubles à appartements…) devront satisfaire à des critères précis en matière d’efficience énergétique globale.

Des exigences minimales d’efficacité énergétique seront également de mise pour les rénovations lourdes (plus de 1.000 m²).

Jusqu’à présent, quand on parlait d’efficacité énergétique des bâtiments, on faisait essentiellement référence à l’isolation thermique or la directive européenne tient compte de bien d’autres aspects : eau chaude sanitaire, équipements de chauffage, de refroidissement et d’éclairage, apport solaire, influence des bâtiments voisins, problèmes de surchauffe, etc.

Comme cette nouvelle réglementation va beaucoup plus loin que les règles qui sont de mise actuellement, elle exigera d’importants aménagements au niveau de la formation des professionnels de la construction (architectes, entrepreneurs, bureaux d’étude…).

On peut se faire une petite idée du chantier à venir quand on sait que la moitié du parc résidentiel wallon n’a pas de double vitrage ni de toiture isolée… Et la situation n’est guère plus glorieuse en Région bruxelloise.

Cette nouvelle législation doit donc être perçue comme une chance à saisir et non comme une contrainte de plus dans la mesure où elle permettra d’accroître le confort des bâtiments, d’honorer les engagements belges et wallons du Protocole de Kyoto, de réduire la facture et la dépendance énergétique du pays, et de générer de l’emploi grâce à un accroissement du volume de travail, lequel peut être estimé à 5 ou 10% les premières années, si l’on en croit les estimation de la Confédération Construction Wallonne.